mardi 17 mars 2009

L'histoire...


Présentement, dans un de mes cours, on travaille sur la classification en histoire. Je suis nulle en histoire. Non.. pas nulle... Y'a sûrement un mot mieux que ça pour dire comment je suis poche dans cette matière-là. Je n'ai pas passé mon histoire de secondaire 4 et j'ai refait l'examen pendant l'été en me bourrant le crâne de notes de cours. Je l'ai passé à 68%.

Je suis pas pire dans le bourrage de crâne. J'accumule plein de théorie que je régurgite sur ma feuille d'examen et après, j'en oublie beaucoup. Enfin bref... J'avais de la difficulté avec la classification selon LC et j'ai été demandé de l'aide à mon enseignante pour être en mesure de trouver des cotes pour l'examen.

À une question, nous avons dû utiliser un dictionnaire pour trouver plus d'informations sur Pinochet. Ce faisant, ma prof m'a dit que pour certaines/beaucoup/quelques personnes (Je ne me rappelle pas du nombre), quand on avoue ne pas être bonne en histoire, on passe pour une triple-conne. Enfin... Je sais que c'est pas clair mais vous pouvez féminiser ou masculiniser cette phrase à votre guise.

Bon. J'ai été surprise de ça...un peu. Je sais que dans mon programme d'étude, beaucoup de gens ont étudié en histoire et peut-être qu'on a l'air stupide devant ces gens-là quand on est pas bon en histoire.. Mais peut-être également que les gens en général jugent ceux qui n'ont aucun don ni aucun intérêt pour cette matière...

Je me considère quand même comme une personne cultivée. J'ai étudié en arts, je joue de la musique, en 20 ans j'ai accumulé beaucoup de théorie musicale, j'ai suivi beaucoup de cours (peinture, danse, dessin...), je m'intéresse à plein de sujets... mais pas à l'histoire...

D'après vous, est-ce que ça fait de moi une personne moins intéressante, de moindre qualité?

jeudi 12 mars 2009

Le RDPRM sexy




Dans la voiture:


Soeur: Faut que j'arrête à la pharmacie pour renouveler ma prescriprion et...

radio: ... Parce que payer deux fois c'est enrageant!

Fille: Hey! Lui là, je suis sûre qu'il est bon au lit!

Soeur: Qui ça?

Fille: Ben le gars qui parle là!

Soeur: Le gars du RDPRM?

Fille: Oui! Écoute sa voix!

Soeur: Ouin.. J'avoue... Mais tsé c'est peut-être un monsieur super laid et super vieux..

Fille: Nannnn... Pis de toute façon, tu fermes les yeux et tu te laisses guider par la voix...

Soeur:..........

Fille: Ok bon! De quoi on parlait?

Soeur: Faut que j'arrête à la pharmacie...

Insulte à l'aréna





Je me suis souvenu de ça tout à l'heure en accompagnant ma soeur à l'épicerie. Rapport? Y'en a pas!

J'avais environ 8-9 ans. À cette époque, j'accompagnais souvent G. à l'aréna pour voir les parties de hockey de son frère qui était gardien si je me souviens bien.

Je crois que ça s'est passé à St-Jean. On regardait la partie assise sur la partie inférieure d'une clôture en métal, les jambes dans le vide. Ça s'est passé drette là dans les barrières en haut.






Je précise qu'il n'y avait personne assis juste en-dessous des clôtures (bah... clôture ou barrière on s'en fout un peu hein!). Donc. On regardait la partie assises là. Le gars de la zamboni passe sur la glace avec sa zamboni (logiquement!) et il nous voit. Il nous fait signe de descendre des clôtures. Comme G. n'avait rien vu, je lui dis:

Fille: Il va falloir débarquer de la barrière.
G.: comment ça?
Fille: Parce que le gars là (en pointant le zamboneux du menton) vient de nous faire signe de descendre.
G: Ah bon ok..

Et on débarque. Ça aurait pu finir là.... MAIS! Quelques minutes plus tard, le zamboneux arrive vers moi en courrant et me dit:

Zamboneux: La prochaine fois que tu voudras me dire de manger de la marde, tu viendras me le dire en plein face calisse!
Fille (gênée et surprise): Mais j'ai rien dit!
Zamboneux: Essaye pas, je t'ai vu! J'étais loin mais je t'ai vu quand tu l'as dit à elle (en pointant G. du doigt)
Fille: Mais j'ai juste dit qu'il fallait débarquer...
Zamboneux: Ben oui c'est ça! Maudite menteuse!

Et il est parti aussi vite qu'il était arrivé... À moins qu'il soit parti quand il a vu que le père de G. s'en venait. Hey.. C'est même pas quelque chose que je suis capable de dire à quelqu'un aujourd'hui... À cet âge-là, j'étais encore moins capable! Je sais pas trop ce qui s'est passé exactement dans sa tête... Les jeunes étaient peut-être plus difficiles à St-Jean qu'ailleurs en 1992... Il avait peut-être l'habitude de se faire dire ça... Encore là, je ne comprends pas pourquoi lui en tant que zamboneux était responsable de surveiller les clôtures pendant qu'il était sur la glace.. un peu trop de zèle peut-être?




Ké-why!!


Jeudi pendant l'union fait la force:


télé: Est-ce que c'est du K-Y?
Mère: Ben là franchement! On dit du "Ka-igrec" pas du "ké-why"!
Fille: Euh... Ben moi j'ai toujours entendu du "ké-why"...
Mère: En tout cas! Moi j'en ai pis je dis du "ka-igrec"!
Fille: Ça se peut mais quand même je trouve que ça sonne mieux quand c'est prononcé en anglais... pis ark! Je veux pas savoir que t'en as!

dimanche 8 mars 2009

Maman dis-moi pourquoi




Maman dis-moi pourquoi


Pierre Lapointe


Maman dis-moi pourquoi
Les oiseaux au fond de mon cœur
À toutes les minutes pleurent
Même si t’es là pour les consoler

Maman dis-moi pourquoi
Tout c’qui bouge autour de moi
Me donne juste envie de pleurer
Comme le jour où je suis sorti de toi

Si c’est ça avoir 20 ans
J’aime mieux être un enfant
Si c’est ça avoir 20 ans (en)
J’aime mieux mourir maintenant

Maman dis-moi pourquoi
J’me sens vieux de l’intérieur
Même si les minutes de mes heures
Sont encore trop jeunes pour m’assoupir

Maman dis-moi pourquoi
Le bonheur entre mes mains
Comme la porcelaine se casse
C’est tu parce que je suis trop maladroit

Ou si c’est la vie qui m’aime pu
Si c’est ça avoir 20 ans
J’aime mieux être un enfant
Si c’est ça avoir 20 ans (en)

J’aime mieux mourir maintenant
J’le sais que j’le verrai jamais
Le jour où comme toi je serai vieux
Et puis qu’les rides sur mon visage
Seront arrivées pour y rester

Il faudrait pas trop t’en vouloir
Si t’arrive pu a me consoler
C’est qu’les oiseaux au fond d’mon cœur
Sont trop pressés de s’envoler

mardi 3 mars 2009

Le poison numérique


Il s'est inséré dans ma tête vicieusement et petit à petit, il me fait perdre mes autres objectifs de vue. Il se creuse un chemin de plus en plus profondément dans mon cerveau et fait monter mon stress d'une façon incroyable.

Je dois à tout prix performer.

Je sais, c'est pas mauvais de viser haut. C'est même très bien. Mais moi, je ne vise pas haut. Je DOIS avoir des bonnes notes... Sinon je m'en veux et sérieusement à part de ça. Par exemple, dans ma dissertation de français, j'ai eu 82%. Je sais que la note la plus haute est de 84%. Bien que le prof m'ait dit que «ma dissertation témoigne d'une lecture intelligente de la pièce...» j'ai 82% bordel! J'ai toujours eu de la facilité en arts et en langues donc, selon moi, j'aurais dû avoir plus que ça. Simple de même!

Je suis en haut de la moyenne dans tous mes cours mais encore là, l'écart entre la moyenne du groupe et moi n'est pas assez grande à mon goût. Chu jamais contente! Je ne pense pas être plus intelligente que les autres étudiants. Il y a plusieurs sortes d'intelligence (8 sortes je pense mais je suis trop lâche pour vérifier..) et on ne les possède pas toutes aux mêmes niveaux. Donc, je ne me pense pas plus intelligente mais me semble que je serais capable d'avoir plus que ça!

Une de mes profs me disait ce matin qu'elle me voit finir la session à 85%. Sincèrement, ça m'a insultée. Elle me l'a dit en disant que c'était une très bonne note pour un cours technique mais caline que ça m'a démoralisé... Je vais mettre mes tripes dans les travaux et l'étude pour les examens et je vais probablement finir avec une note comme ça... Peut-être qu'elle a tort. On ne sait jamais.. Mais j'imagine qu'avec l'expérience qu'elle a dans l'enseignement du cours, elle doit savoir ce qu'elle dit aussi...

Elle m'a également dit que ce n'était que des chiffres et que ça ne donnait rien de me rendre malade avec ça. Parce que oui, je me rends facilement malade à cause du stress. Jeudi passé, ça a été ma fête. Je me suis tapé une migraine de l'enfer! Tout ça parce que je ne comprenais pas à 100% le labo qu'on venait de faire. En sortant du cours, ma vie était finie! J'allais pocher mon cours et lâcher mon dec parce que je ne suis pas assez intelligente pour réussir! Serais-je un peu mélo-dramatique? Moi? Meuh nooooon!

Mon chum dit souvent qu'avec moi, c'est blanc ou noir, jamais de gris. Il dit aussi que je réfléchis trop et que je vois toujours trop loin. Quel agréable personnage je fais! Je suis angoissée et anxieuse depuis toujours (ouah! de mieux en mieux!) mais avec le cégep, j'ai constamment une boule dans le ventre que je «pousse» à chaque jour. C'est vraiment le bon terme. Je la pousse en forçant... un peu comme on fait quand on évacue.. Trop d'informations là! Mais quand je fais ça, on dirait que la boule rapetisse et ça me permet de rajouter d'autres tracas par-dessus jusque ça soit trop plein et que ça pète.

Je veux bien relativiser, me dire qu'un 80% ne fera pas de moi une inculte et ne ruinera pas ma vie mais bon. Faut y croire hein! Je suis pas encore rendue là.. On dirait que le seul moyen de sortir de la masse c'est avec des notes. Je dois avoir des notes plus hautes que les autres et je ne suis pas pleinement satisfaite si je sais que quelqu'un a une meilleure note que moi.

Comment on fait pour se convaincre que ce n'est pas si grave? Si vous avez un truc, garrochez-moi ça drette icitte!

lundi 2 mars 2009

Un drôle de petit garçon!


C'était en 2004 je crois. J'étais célibataire depuis quelques mois mais plus pour longtemps, chose que je ne savais pas encore.

Quelques semaines auparavant, j'avais commencé à jaser avec un gars sur internet. Je ne me souviens plus trop comment ça a commencé... Il y a tellement eu de changements dans ma vie cette année-là que cette période est un peu floue. Bref, je jasais avec un gars qui habitait à une demi-heure de chez mes parents dans une ville où je devais me rendre régulièrement. Nous avions des intérêts communs: il voulait enseigner le français (loin de moi l'idée d'enseigner mais j'aime bien l'écriture) et il aimait les voitures (Je n'adore pas les voitures mais ayant grandi dans un milieu où on ne parle que de ça ben j'ai appris).

Nous avons convenu de nous rencontrer au début de l'été. Je ne me souviens plus trop où ni quand... Mais je l'ai rencontré. Je me souviens seulement de ma première réaction quand je l'ai vu: «Oh boy! Me semble que j'ai pas affaire à la personne qui se décrivait sur internet....» Il n'était pas très grand. Non. En fait, il était petit..très petit. Je mesure 5pi2 pile. un centimètre de moins et je restais dans le 5pi1. Il était un tout petit peu plus grand que moi.. Il faisait peut-être et je dis bien peut-être 5pi3. Donc il était petit en grandeur mais il était également petit en largeur. En gros, à 23 ans, il était shapé comme une petite femme. C'est surprenant mettons quand tu t'attends à rencontrer un homme proportionnellement parlant.

La taille c'est une chose. Je peux passer par-dessus assez facilement (surtout avec la taille qu'il avait... Mais quel gag poche..). Mais c'est qu'il était étrange autant dans ses paroles que dans sa façon d'être. Quand il venait me voir, je m'arrangeais pour ne pas être seule. Il n'était menaçant. Il me mettait seulement mal à l'aise. Souvent, j'étais avec G. quand il venait. On débattait souvent de sujet somme toute assez stupides comme par exemple la fois où il nous avait expliqué qu'il demandait à ses élèves pendant ses stages de ne pas entrer dans sa bulle, de rester à au moins un mètre de distance de lui. Imaginez la scène! Vous êtes au secondaire, vous allez poser une question au professeur à son bureau et la première chose qu'il te dit c'est: «Place-toi à un bras de distance s'il te plaît! Tu es dans ma bulle!» Parce que c'est vraiment ce qu'il disait! Personnellement, je l'aurais trouvé étrange et à l'école où j'allais, le mot se serait passé. De toute façon, personne ne le voyait enseigner mais personne ne trouvait le courage de lui dire. Il a fini par lâcher par lui-même et faire un bacc dans une autre discipline.

Il n'était capable de supporter aucun silence. Il devait toujours y avoir quelqu'un qui parle sinon, il se faisait un devoir de parler même si c'était pour ne rien dire. Je ne parle pas d'un silence de malaise... plus un silence d'une minute en voiture alors que la radio joue. Je me souviens parfaitement de la fois où lorsque nous revenions du village voisin, lors d'un de ces silences, il nous a fait l'imitation de son père lorsqu'il est passager d'une voiture.. pendant tout le trajet du retour...C'était tellement long!

Une fois, il m'a invité au mariage de sa cousine en me spécifiant bien que c'était parce qu'il ne trouvait personne d'autre! Charmant garçon! Un peu plus tard, il a invité G. à son bal de fin de bacc qui devait avoir lieu l'année d'après! Il s'est mis à lui téléphoner, à lui envoyer des courriels, lui parler sur MSN...J'étais débarassée... jusqu'à ce qu'elle lui dise qu'elle n'étais pas intéressée! C'est quand même drôle parce que dans ce temps-là, G et moi écoutions principalement de la musique punk mais elle, elle avait aussi le style vestimentaire. Elle n'avait pas de mohawk ou de vêtements en cuir mais bon... C'était voyant quand même. C'était comique de voir ce petit garçon habillé fièrement des vêtements usés de son père essayer de charmer une fille qui n'avait de yeux que pour les hommes presque violents au look de Kurt Cobain.

Pour lui, j'étais comme la porte d'entrée vers un monde où il n'avait jamais eu accès. Je ne l'intéressait pas. Je n'étais qu'accessoire. Quand il était avec moi, il pouvait cotoyer des gens différents de lui, des maniaques de voitures antiques... Toutes des choses qui font partie de mon quotidien depuis toujours.

Je me souviens d'un soir:
F=moi
S=lui

Les amis de mes parents font pratiquement plus partie de ma famille que ma vraie famille donc je suis proche de beaucoup de gens dans le milieu des voitures sans avoir un quelconque intérêt en la matière. Un soir, un ami de mon père était à la maison en même temps que S. On était près de la voiture de S. et je croyais qu'il partait:

F: Bon ben.. C'est ça.. Il est 9h30. Je vais aller me préparer pour demain.
S: Est-ce qu'on va dans la maison?
F: Ben là.. Je travaille à 7h demain matin et j'ai mes choses à préparer.. En plus que je commence à être fatiguée..
S: Ouin mais si on allait s'assoir avec eux dans la salle à manger, tu pourrais te reposer. Tu ne serais plus debout.
F: (Estomaquée et ne sachant plus quoi répondre) Bon.. ok

Il est resté jusqu'à 11h30!! Et il savait que je devais me lever tôt le lendemain! À un moment donné, je somnolais sur le coin de la table et il n'est même pas parti! Tout ce qu'il voulait, c'était jaser avec mon père et son ami parce qu'il possède la Mustang rouge qui a servi pour le film Monica la Mitraille. Cet ami de mon père loue très souvent ses voitures pour des films. La première fois qu'on entend ça c'est impressionnant mais on finit par en revenir... Pas S. ça a l'air! Il m'en a parlé loooongtemps après! Une chance que je ne lui ai pas dit que l'ami habitait proche de chez lui!

Quelques mois plus tard, j'ai rencontré mon conjoint actuel. Je n'avais plus trop le goût de consacrer mon énergie à S. qui de toute façon, se servait de moi. Je ne peux pas compter les fois où il m'a appelé pour venir chez moi. Dans le fond, quand il disait «venir chez moi», c'était plus «aller voir les gars dans le garage, jaser avec eux et regarder leurs voitures». J'ai arrêté de répondre au téléphone parce qu'il ne comprenait pas le sens des mots «Je ne peux pas aujourd'hui» et «non».

Je n'ai plus de nouvelles de lui depuis.. Je me demande ce qu'il devient. Peut-être qu'il colle une autre fille de garage...